Note de terrain n°1
« Nous ne cherchons pas à être pionniers, et nous n'avons pas des dizaines de millions à mettre sur l'intelligence artificielle. »
Le dirigeant qui m'a dit cela la semaine dernière n'était pas fermé au sujet, au contraire. Il avait lu ce qu'il fallait, écouté les conférences, vu les annonces des géants du secteur. Et il en avait tiré la conclusion que presque tout le monde tire en ce moment : ce terrain de jeu n'est pas pour nous, laissons les autres essuyer les plâtres.
Nous avons passé l'heure suivante à regarder ses processus, ses irritants, les tâches qui consomment ses équipes. En sortant, il avait trois cas d'usage concrets sur la table, dont le plus coûteux représente moins qu'un recrutement. Ce qui l'a surpris n'est pas que ce soit possible, c'est que personne ne le lui avait jamais présenté sous cet angle.
Je comprends d'autant mieux sa réaction que nous sommes passés par le même chemin. Il y a dix-huit mois, nous avons développé pour notre propre usage un assistant intelligent avec lequel nos consultants peuvent dialoguer à l'oral, comme ils le feraient avec un collègue expérimenté du cabinet. Je me souviens du moment où nous avons mesuré ce que cet outil changeait concrètement à notre façon de travailler, et où nous avons compris que la transformation qui s'annonçait ne ressemblerait à rien de ce que nous avions accompagné jusque-là.
C'est pour cela que nous avons créé Well&Wiz AI. Depuis, nous avons livré nos premiers cas d'usage chez plusieurs grands groupes français, dont certains tournent aujourd'hui en production auprès de milliers d'utilisateurs. Et nous assumons une position qui surprend parfois nos interlocuteurs : il nous arrive de recommander de ne pas lancer un projet. C'est même devenu le fondement de notre méthode.
À partir de demain, nous publions deux analyses par semaine sur Perspectives, notre espace éditorial : la méthode, les cas d'usage fonction par fonction, l'adoption. Sans jargon et sans promesse de révolution. L'été est le bon moment pour prendre ce recul, avant les arbitrages de la rentrée.
La preuve avant la promesse — c'est notre ligne, ce sera aussi celle de ces pages.



